Notre maison de Nébian
Il s’agit d’une maison en ossature bois et paille (37 cm), avec un enduit extérieur en mortier de chaux aérienne et un enduit intérieur en argile et sable. L’isolation de la toiture est réalisée en 280 mm de fibres de bois.
La maison est construite sur un terrain très pentu. Les altitudes sont tirées de Google Earth et notées en rouge, en partant de 134 m au niveau du voisin situé au-dessous de nous, jusqu’au haut de notre terrain où passe un chemin pour VTT à 159 m.
Accès, énergie et confort thermique
1) Accès et parking (altitude 141 à 149 m) : en terre battue, avec dalles-gazon aux endroits de forte déclivité, au niveau du passage des roues des véhicules.
2) Capteur solaire thermique sans vitrage. Il a l’avantage de ne jamais monter au-dessus de 85°, même par le plus fort soleil d’été.
3) Puits canadien à 2 m de profondeur, tube de 200 mm en faïence, couplé à une ventilation double flux. La production de chaleur est complétée par une cheminée dans le séjour, avec bouilleur pour la production d’eau chaude sanitaire. Ce n’est nécessaire que quand le soleil est bas, durant les mois les plus froids. En hiver, le capteur solaire permet de chauffer la dalle de béton dès que la température de l’eau atteint 25°.
Eau grise, eau de pluie et étang
4 et 5) Filtres pour l’eau grise : pour la partie ouest de la maison, plantés de bambous ; pour la partie est et pour la piscine, filtres verticaux de bois déchiqueté colonisé par de nombreux vers de terre.
6, 7 et 8) Cinq citernes de 3000 l (dont trois au point 7) pour la récolte de l’eau de pluie. Quand les citernes sont pleines, nous pompons l’eau dans l’étang (11).
L’étang, lors de fortes pluies, est alimenté par le chemin de VTT (12) qui draine la partie nord du chemin au point 13. Le chemin alimente aussi le point 14, qui s’écoule dans un drainage (15) de 60 cm de profondeur rempli de branchages avant de remettre la terre — une butte selon Sepp Holzer. La butte est aussi alimentée par le trop-plein de l’étang. L’eau pompée passe d’abord dans une petite cuve en béton (16) avant de se déverser dans l’étang, situé légèrement plus bas. Cette cuve, aux trois quarts pleine quand l’étang est plein, permet l’arrosage automatique en contrebas.
Garder l’humidité, vivre avec le climat
10) Les petits rectangles blancs sont des carreaux de faïence que nous poserons dans les parties cultivées, pour maintenir autant que possible une humidité permettant la vie des vers de terre. En octobre 2018, nous avons eu 360 mm de pluie en 36 heures, sans problème.
9) Gazon sans arrosage depuis février 2024 (Phyla nodiflora).
